Édition

Pourquoi l’impression à la demande va tuer votre business ?

Pour démarrer votre activité d’éditeur, pourquoi pas. Mais l’impression à la demande cache bien son jeu.

Vous n’avez pas pu passer à côté. Lulu, Createspace, TheBookEdition, BoD : tous vous proposent de faire imprimer vos livres à la demande. En PoD, chaque nouvelle vente génère une impression.

Pour démarrer votre activité d’édition, c’est génial. Vous n’avez aucune trésorerie à avancer : votre client achète un livre, vous payez l’imprimeur qui s’exécute, et tout le monde est content.

Mais si vous avez l’ambition de faire évoluer votre business et d’augmenter vos marges, l’impression à la demande deviendra rapidement une prison dorée, voila pourquoi.

1. Vos marges en PoD sont désastreuses

Les imprimeurs PoD grand public comme TheBookEdition, Createspace ou Lulu détruisent vos marges. Par essence, le modèle du PoD n’est pas pensé pour optimiser vos marges. Il est pensé pour alléger la logistique, au détriment des marges. C’est sa nature.

Le calcul est assez simple : préférez-vous réduire vos marges mais n’avoir aucune logistique (l’imprimeur envoie directement au client), ou des marges élevées pour une logistique minimale (en expédiant vous-même, ou en passant par FantasticBook) ?

La réponse dépend de l’avancement de votre projet et de vos ambitions. Prenons l’exemple d’un livre A5, 140 pages, noir & blanc :

  • TheBookEdition : 5.55€HT par livre – dès 1 exemplaire.
  • BoD : 4.68€HT par livre – dès 1 exemplaire.
  • Lulu : 4.60€HT par livre – dès 1 exemplaire.
  • Createspace : 5.00€HT par livre – dès 1 exemplaire (faut-il utiliser Createspace ?).
  • Imprimeur professionnel numérique : dès 3.5€HT – dès 10 exemplaires.

La différence entre du “pur PoD” est de l’impression à stock (en démarrant avec 10 exemplaires, ce qui est très peu) commence aisément à 2€. En imprimant de plus gros volumes, cette différence peut se creuser en allant jusqu’à 3.50€ par livre.

2. Votre image de marque est inexistante

En laissant votre imprimeur PoD expédier lui-même vos commandes à vos clients, vous détruisez complètement votre image de marque.

L’imprimeur enverra votre livre au lecteur dans un vilain carton kraft, le plus économique possible. Dans le meilleur des cas, le carton ne contiendra que votre livre. Dans le pire des cas, l’imprimeur aura pris soin de glisser un flyer promo ou pire, une note indiquant le coût d’impression du livre…

L’ouverture du pli est un moment crucial dans l’expérience d’achat. Vous devez en profiter pour :

  • Éblouir votre client, avec une jolie enveloppe par exemple.
  • Le remercier, grâce à un mot imprimé joint au livre.
  • Upseller, en lui proposant une remise sur sa prochaine commande.
  • Lui présenter un autre produit qui pourrait lui plaire.
  • Lui offrir une goodie pour le fidéliser (un marque-page par exemple).

Bref, votre client a fait rentrer un petit bout de votre entreprise dans sa maison, vous devez en faire quelque chose.

3. Vous offrez votre base de clients à vos concurrents

L’un des pires aspects de la PoD est probablement le fait d’offrir à vos concurrents tous vos clients sur un plateau d’argent.

Passer par un imprimeur PoD vous oblige à lui indiquer les coordonnées de vos clients finaux, afin qu’il honore vos commandes. Que fait-il de toutes ces coordonnées ? S’il est malin, il les utilise pour se constituer sa base de prospections. Qui s’en priverait ?

Le pire du pire consiste à faire passer vos clients directement par le site de l’éditeur PoD. On voit parfois des éditeurs faire passer 100% de leurs commandes via Amazon, en utilisant Createspace pour se décharger de toute contrainte logistique.

Dans cette situation extrême, ils offrent à Amazon une commission sur la vente + une commission sur l’impression + la totalité de leur fichier client. Et le pire de tout ? Amazon, leur concurrent n°1, leur pique leur fichier clients, sans même le leur partager ! On fait difficilement plus malsain.

4. Vous perdez des centaines de ventes

Si vous faites passer vos clients directement par le site de l’imprimeur PoD (par exemple en les renvoyant sur Amazon ou Lulu pour acheter votre livre), vous ne faites pas qu’offrir vos clients à vos concurrents : vous faites s’écrouler votre taux de conversion.

Vous avez un site, vous captez une audience, et vous arrivez même à la convaincre de s’intéresser à votre livre. Le plus dur est fait. La suite est dramatique : vous demandez à vos prospects d’aller acheter le livre à l’extérieur de votre site, chez Amazon ou Lulu.

C’est fou parce que :

  1. Vous perdez la trace de vos clients. Ils s’en vont dans la nature (chez un concurrent).
  2. Aucun moyen d’améliorer votre processus de vente. Vous n’êtes pas le vendeur.
  3. Les sites des imprimeurs ne sont généralement pas des exemples en terme d’expérience client.

C’est un peu comme si, après avoir réussi à prospecter et convaincre un client d’acheter votre livre par téléphone, vous lui raccrochiez au nez en lui indiquant l’adresse d’une librairie.

En bref

L’impression à la demande a bien des avantages, notamment lorsqu’on démarre une activité d’édition. Pas de logistique, pas de tréso à avancer. À partir du moment où votre activité tourne et qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure : FUYEZ.

Il est temps d’apprendre à gérer vous même l’impression et l’expédition de vos livres par des moyens plus professionnels et plus rentables.

Auteur turbulant et entrepreneur
Fondateur de FantasticBook et de l'Institut Pandore, une maison d'édition spécialisée dans la pédagogie.

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